Carnet de routes n°10 – Au coeur de l’Afrique

De l’hublot, les terres sauvages (agricoles?) s’étalent à perte de vues le long des pistes rougeâtre. Mais toujours aucun signe de vie ou de civilisation à signaler. Puis, quelques minutes plus tard, après un attérissage un peu rock’n’roll, nous mettons les pieds sur le tarmac du dernier continent de notre voyage, l’Afrique.

60km plus tard, nous entrons enfin dans la capitale de l’Ouganda, Kampala. Nous y restons quelques jours afin de s’imprégner de notre nouvel environnement. Nous logeons à côté d’un marché à ciel ouvert de charpentier/menuisier, un marché qui ne dort jamais, tout comme sa capitale. Ici, tout se mélange. Le chemin des écoliers se fait à travers les lits et canapés des artisans, les poules ne sont pas transportées dans des mini-bus mais simplement attachées à l’avant et l’arrière de vélos (des dizaines!), les vigiles des superettes du haut de leur imposant 70kg et 1m70 sont armés de fusils à pompes, les “mama” du coin et leurs cuisines de fortune préparent des plats succulents à base pocho (farine de blé) pour les ouvriers à côté des vieilles rames de trains abandonnés, des jeunes adolescents vendent des çalecons – gentillement offert par des ONG Américaines – dans la rue au bord d’un carrefour bruyant et pollué tout en prenant soin de leurs petit(e)s frères/soeurs malades…  Mais un peu plus loin, c’est pire. La jungle urbaine. Le chaos.

Des énormes bâtiments hideux de cinq étages, probablement construient il y a trois décennies, regorgent de centaines de mini-shops recroquevillés les uns sur les autres. Les salons de manucures trainent à côté des cyber-cafés, restaurants ou encore des vendeurs de savons, dvds, bijoux, tissus, matériel de bricolage, etc. En Europe, ce(s) centre(s) dynamiques sont dispersés en ville ou réunis dans un centre commercial. Mais ici, il y a rien d’organisé, élaboré, propre, réglementé ou encore épuré. Heureusement que leurs “expertise” en montage photoshop pour faire de la publicité viennent adoucir cette pollution visuelle… On pensait avoir vu le pire en Asie mais ici c’est toute une autre dimension. Ça ne donne pas vraiment envie n’est-ce pas ? Croyez-nous, c’est toute cette vie et dynamique dans les rues de ce genre de villes et villages qui nous manque le plus aujourd’hui! Sans compter les fruits et les avocats qui ont émerveillé nos papilles comme jamais!screen-shot-2016-09-26-at-16-17-03Un jour, nous cherchons une connexion internet. Pour trouver un cyber-café, c’est parfois le parcours du combattant. Encore heureux que les Ougandais parlent bien l’anglais et qu’avec leurs grands sourires ils soient toujours prêt à nous aider, quitte à prendre 5 à 15mn de leurs temps pour nous montrer le chemin, ou leurs cantines préférées. Nous demandons donc à une première personne qui nous envoie dans un quartier X, puis une seconde dans une rue Y, et troisième dans un “centre/magasin” Z. Puis on demande à un autre Ougandais, car on n’avait rien compris puis on nous dit “Allez voir les mecs assis là-bas”. On s’approche de ces trois grands gaillards qui n’inspirent vraiment pas confiance. L’un d’entre eux, vêtu d’un bonnet spiderman (probablement le chef), nous accompagne dans un building où les passages sont étroits et obscurs. Moment de silence. Puis on rejoint l’autre côté de la rue pour aller dans un mini-shop de recharge mobile. Le patron prend son portable et appelle un ami qui nous accompagne au cyber-café qui était deux étages au dessus de lui. Et 45 minutes et 6 rencontres plus tard, on est au cyber-café. Mais internet ne marche pas. Il faut revenir demain…

Trois jours plus tard, nous partons en direction de l’Ouest pour rejoindre Fort Portal où notre ami Morence nous attend dans son village, Kichwamba. Nous souhaitons faire du volontariat pendant deux semaines dans son orphelinat et se frotter un peu plus à la culture Ougandaise. Sûrement, l’une des meilleures décisions de notre voyage! Nous apprendrons tellement de ses 55 orphelins et la famille de Morence. Il faudrait en écrire tout un nouveau carnet de routes mais mieux vaut une image que 100000 mots….screen-shot-2016-09-26-at-16-16-27

Et si une image ne suffit pas. Notre album est ici. À côté de tous ces bons moments, nous n’avons point chômé pendant notre séjour. Agota donnait des cours d’Anglais tous les matins à l’école primaire, Quentin des cours de Géographie dans la journée pour l’école secondaire et entre les cours nous travaillions sur d’autres petits projets pour l’ONG (plantations bananiers, biomasse, photo, etc). Après deux semaines, il était temps de partir et de découvrir un peu du pays. Nous nous dirigeons vers le Sud pour passer deux jours au bord d’un lac et rencontrons un Suisse qui nous invite à le rejoindre dans son petit coin de paradis, loin des afflux touristiques. Comment y aller ?

- I have a boat, no worry.
- Awesome! Where is it ?
- Just here.
- But… this is a tree trunk.
- Yes, it’s my boat.

Creusée dans un tronc d’arbre, la pirogue n’est pas très épaisse et lourde. Nous devons éviter les gestes brusques au risque de se renverser mais c’est plutôt amusant! Surtout quand nous devons aller au marché pour faire les courses pour le week-end. Ça change d’aller à Carrefour en voiture ou à vélo.

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Mais le temps presse. Nous devons rejoindre rapidement la ville la plus proche car la France joue la finale de la Coupe d’Europe contre le Portugal! En quête de civilisation et d’internet, nous allons directement le soir même, à Kigali, la capitale du Rwanda.

Le lendemain de la défaite des Bleus, aucun intérêt à rester en ville, nous traçons donc notre route à l’Ouest afin de découvrir le vrai Rwanda et sa campagne. À Musanze, il n’y rien à faire et voir mis à part des treks pour voir les gorilles à 750$/personne. Nous nous contenterons de les voir en photo et décidons plutôt de laisser le temps couler et découvrir dans les alentours.screen-shot-2016-09-26-at-16-24-39

Dans d’autres villes, ça sera le même principe. Les activités touristiques sont couteuses et les échanges sont donc loin d’être naturels entre étrangers et locaux. Le marché est donc notre destination phare. C’est l’un des gros poumons d’une ville. Regarder et échanger avec les locaux afin de comprendre qui est le Rwanda, tel est notre voyage. Nous voyageons donc très lentement. On rate peut-être “beaucoup” de choses comparé aux autres touristes niveau culturel ou autres, mais qu’importe car…

- Cuisiner notre guacamole quotidien avec des avocats qui font la taille d’un ballon de handball, en allant voir tous les jours la même personne et découvrir sa famille au fur et à mesure;
– Acheter un tissu et trouver une couturière qui peut en faire un tee-shirt à Quentin. Ça prend bien plus de temps que d’aller dans un shop et d’ouvrir son portefeuille, certes, mais c’est bien plus amusant;
– Marcher 15-20km pour rejoindre un lac puis trouver un pécheur qui peut nous emmener faire un petit tour sur sa pirogue pour nous montrer les oiseaux du coin;
– Marcher dans les plantations de thés et aider les employés à porter leur chargement sur la tête;
– Rentrer à l’improviste dans une église ou école pour assister au gospel du Dimanche et discuter avec les jeunes du quartier;screen-shot-2016-09-26-at-16-25-14 – Marcher en direction de l’Est et, 30mn plus tard, tomber dans un village perdu au milieu de nulle part, où nous jouerons avec ses enfants en guenilles afin qu’ils aient une journée un peu différente avec des “muzungu” (homme blanc). Des muzungu qui font des tours de magies et qui savent se salir les mains, ça surprend encore plus. Pour eux, les hommes blancs ne savent pas faire grand chose des tâches quotidiennes/ménagères… Histoire vraie! En Ouganda dans l’orphelinat, la cuisto surprend Agota en train d’éplucher des pommes de terre…

- Please madam, don’t worry, I will cook for you!
- It’s ok. I like to cook.
- But you don’t know how to pill a potato and cook ?
- I do. Don’t worry. In Europe, women like to cook as well!
- Really ? Oh my god! You know how to cook!
- Quentin as well!
- WHAT?! Quentin ? A man can cook. But… it’s forbidden!

Et c’est la même chose avec la lessive. Et quand on dit qu’Agota est plus âgée que Quentin, on les a perdus. Ils nous comprennent pas. Leurs traditions, parfois moyen-âgeuses comme dans d’autres pays que nous avons traversé, sont tellement ancrées dans leur culture et façon de vivre, qu’il est impossible de les convaincre qu’une telle “chose” est possible de nos jours. C’est aussi drôle que choquant de voir ça au 21ème siècle.

Les jours suivants, nous avons marché des heures dans un parc national qui abrite l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde. Un peu septique au début mais quand on y a mis les pieds, nous étions en plein dans un reportage de National Geographic. Notre trek de 10km a été bien plus intense que prévu dans cette folle jungle qui offre une palette de couleurs de vert exceptionnelle. Et ces arbres qui ont parfois des centaines d’années dont la circonférence dépasse parfois les 2,5m… sont impressionnat! screen-shot-2016-09-26-at-16-29-07

Nous n’étions pas au bout de nos surprises, quand suite à la rencontre de deux anglaises, nous partons le lendemain ensemble pour tracer les chimpanzés dans la forêt. Départ 5h00 afin de ne pas rater les primates en train de manger leur petit déjeuner perchés en haut des arbres vers 6h30-7h. Après 1h de route et 20mn de marche, notre guide reçoit des appels talky-walky de ses collègues. Ils ne sont pas loin. Il faut courir. Il ne faudra pas nous le dire deux fois.

Mais dans cette épaisse jungle, il faut regarder où mettre les pieds. Le sentier est jonché d’obstacles entre lianes et racines titanesques et tentaculaires. Exercice “pas facile” puisque le soleil se lève et nous offre un spectacle extraordinaire. Il faut dont parfois relever la tête pour en apprécier la beauté et les oiseaux qui chantent des mélodies et sons qui sort de l’imaginaire. Puis, tout à coup, le chorus des chimpanzés commence! Ils se réveillent et poussent des cris lourds, puissants et complètement fous. Nous avons des frissons dans le dos. Nous étions tous littéralement excités comme des gamins qui vont pour la première fois à Disneyland. Retour en enfance! Et là, ils sont sous nos yeux. À 40m, 30m, 20m… puis nous nous approchons d’un arbre pour les voir descendre à moins de 10m. “Les chimpanzés ont une force surhumaine” notre guide répétait. On l’aura vite compris quand le boss de la bande descend avec ces bras de monstres, mais qui sous cette armure de muscle cache un visage et des yeux si doux. Puis, nous regarde. Silence.

Difficile de décrire d’avantage le Rwanda. Nous n’avons pas fait grand chose mise à part absorber au jour le jour notre environnement et ses habitants qui en font la richesse. Un vrai voyage, autant humain que culturel. Si vous voulez y jeter un coup d’oeil, c’est ici

- Can I go, just one second in Tanzania, to get my tickets ?
- No
- Why ?
- No visa, no entry.
- My bus already left. This is the last one. I have to go. Thank you

Ce n’était que pour une histoire de bus, mais c’est quand même plutôt facile de rentrer illégalement en Tanzanie au final! On ne sait pas trop si les douaniers étaient plus flexibles que fainéants mais Quentin a su re-rentrer au Rwanda en marchant tranquillement à côté des bus (l’autre gardien avait fermé la porte par laquelle il était entré) comme si de rien n’était. Dernier visa en poche, on fonce à Arusha mais sur le deuxième jour de transport, on tombe en panne au beau milieu de nulle part. Il est 11h30, le thermomètre monte à 40° sans vent et nous avons encore 7h de route devant nous. On devra attendre le prochain bus qui prend uniquement 5-6 passagers sur les 70. Quand le bus arrive, c’est chacun pour soi. Aucune priorité aux femmes, enfants ou personnes âgés. Les gens crient, poussent, jouent des coudes… mais Quentin se fraye un chemin et s’accroche tant bien que mal à la porte du bus et s’étire comme il peutimg_0807 pour prendre de la place… avec ses jambes qui décolleront rapidement du sol avec le mouvement foule. 5mn plus tard, nous sommes dedans mais à l’arrière du bus où à 130km/h, les secousses sont d’une violence monumentale! On s’accroche comme on peut pour éviter de se cogner la tête ou le coccyx. Ces sept dernières heures de voyage font parti des plus sportives et horribles du voyage.

À Arusha, nous travaillons un peu et partirons pour faire 2jours de safari avant de rencontrer notre partenaire en plein coeur de la Tanzanie à 700km d’ici. C’est (re)parti pour deux jours de voyage Rock’N’Roll sur les routes Tanzaniennes avec un stop dans un super motel tellement crasseux et hideux que même les masaïs de passage y dorment. Nous resterons quelques jours avec notre partenaire IDYDC afin de découvrir leurs programmes et leurs impacts. Pour résoudre ces problèmes d’extrême pauvreté, ils vont s’attaquer d’abord aux causes de ces derniers. Ici, en Tanzanie, l’alcool et le SIDA sont un vrai fléau. IDYDC approche ses futurs collaborateurs en leur apportant deux solutions. La première, une opération de sensibilisation et d’information. La deuxième, le micro-crédit. Leur motivation et créativité les ont même amenés à créer aussi une station radio pour diffuser les cours de micro-crédit afin d’économiser des frais de transport. Et, certains de leurs partenaires se trouvent à plus de 80km de l’ONG.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après tous ces trajets et ces intenses journées de shooting pour vous apporter notre dernier mini-reportage sur la micro-finance solidaire, nous traçons nos derniers 800km pour rejoindre Zanzibar pour se relaxer après 25000km sur les routes du monde. Nous partons pour le Sud-Est où la plage se partage en harmonie entre touristes et locaux. On vit “la vida local” en mangeant du poule et ugali (polenta de farine) pour 1,5e dans une cantine, en partageant avec les locaux une partie de “on ne se rappelle plus le nom de jeu” avec du talque pour bébé pour adoucir la planche du jeu de société et avec comme assise un pneu de voiture, en sortant dans une boîte de nuit où les Tanzaniens nous ont montré leurs plus beaux déhanchés jusque 4h du matin, en pécheant avec “l’ami d’un ami d’un ami” sur un bateau de fortune avec une ficelle et une brique de bois en tant que canne à pêche, etc. Nous n’aurons pas plus de temps pour découvrir la capitale de ce petit archipel, Cape Town, qui nous a charmé le temps d’une soirée. Les influences Omanaises et Indiennes sont fortement présente ici sur cette île multi-culturelle au riche et dure passé.screen-shot-2016-09-26-at-16-47-17

Mais l’horloge tourne sans que nous nous en rendons compte. Demain, il sera temps de rentrer après 342jours de voyage. Et non, nous ne sommes pas déçu de rentrer. Ce n’est que le début de nouvelles aventures après tout. Et puis, même si le sentiment de liberté, l’exotisme des pays traversés, leur bordel, leur nourriture si fraîche et délicieuse, la mentalité et générosité de ses habitants et des voyageurs rencontrés sur la route, etc nous manque énormément, il semblerait qu’il y ait une vieille Renault 4L et deux vélos qui nous attendent sur le vieux-continent, le meilleur pour la fin ?OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Agota et Quentin

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Carnet de route n°9 – Les trois petits du Caucasse

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Aprés 1mois en Iran, nous sommes impatients d’entamer notre troncon dans le Caucasse. C’est l’Arménie, état aussi petit que la Belgique, la Géorgie, célébre pour sa gastronomie et chaine de montagnes et l’Azerbaidjan dont nous avons aucune idée, qui nous attendent de l’autre côté de ce poste frontiére Irano-Arménien.

Les querelles qui se déroulent dans région du Nagorno-Karabagh, une région Azérie sous la république d’Azerbaidjan selon les Arméniens ou l’inverse bien sur pour les Azeris, sont toutes proches. Malgré cette présence militaire importante, quand les gardes apprennent que Quentin est Francais, ils retrouvent le sourire et s’exclament sans cesse avec une grande fierté “Charles Aznavour” (célèbre chanteur Francais d’origine Arménienne). Ca change des citations de “Zidane” et puis chanter quelques phrases avec eux détends un peu l’atmosphére.

À 3h du matin, nous sommes de l’autre côté, excités à l’idée de découvrir ces trois nouveaux pays les deux prochains mois. En quête de civilisation et d’internet, nous filons à Yerevan, la capitale. Chaque matin, nous repoussons notre départ et y resterons au final huit jours. Cette aspirante capitale nous a comblé. Son unique architecture faites de veilles pierres imposantes roses pâles qui couvrent toutes les facades de quasi tous les immeubles est au départ fort étrange, on l’appelle d’ailleurs “la ville Rose”. imageMais cela offre beaucoup de charme au final. Et cette liberté… Des cafés à chaque coin de rue, de la musique dans la rue, des bars, des musées, des galeries d’art, des jazz-clubs, des femmes qui boivent un café dans un parc avec leurs amies et enfants sans voile, bras découvert, jean… Ca vous parait complétement normale mais aprés l’Iran, c’est le retour à la “réalité”. Même si le choc aprés ce pays n’y ai pas pour rien, Yerevan reste quand même une superbe capitale qui n’a rien a envier à nos capitales Européenes, si ce n’est leur taille.

Ce que nous avons préféré dans cette ville lilliputienne ?

- Jouer aux échecs au centre sportif de Yerevan uniquement dédié à ce jeu. Les échecs, c’es un style de vie ici. Tout le monde y jouent dés 7ans. C’est même un cour dans les écoles, comme le yoga en Inde;

- Gouter le “snickers” Arménien. Un filet de noix recouvert d’une pâte de fruit sec. Excellent, surtout celui à la framboise. On retrouvera les mêmes en Géorgie mais bien plus copieux et farineux;

- Profiter des nombreux jazz-clubs de la ville dont le plus célébre Malkass Jazz Club qui nous aura fait vibrés pendant plus de 4heures avec deux groupes de musicien.

- Apprendre que le fromage Arménien peut-être aussi fort que le fromage Francais, on pourrait croire que nous buvons directement du pie de la vache;

- Visiter l’un des plus vieux monastére du pays où vous prenez vite goût à chanter avec un échos lourd et puissant comme les moines “Moooohoooo hooooo oooooo oooooo… Amen”. N’oublions pas que l’Arménie est le premier état Chrétien au monde. Fondée en 303, ils ont aujourd’hui des dizaines de monastéres à travers tout le pays. Nous en ferons trés peu étant donné que celui de Geghart nous a vraiment émerveillé;

- Prendre des “Matshutka”. C’est les moyens de transport dans le Caucasse. Ce terme est tellement répresentatif de ce mini-bus bondé où l’on se tient même debout la tete bien courbée vers le sol, ou si on a la chance de s’asseoir on peut etre amené à partager son siége entre des cartons remplies de poules (dans la campagne, pas en ville bien sûr) ou des colis! Et oui, le Matshutka fait également office de poste. Tout comme en Afrique d’ailleurs;

- Prendre un train pour aller à Gyumri, une ville où il n’y à rien à voir et faire. Mais le trajet dans ce vieux train qui longe la frontiére Turque nous aura offert de superbes vues et aussi l’opportunité d’y acheter des herbes, radis et salades depuis notre banquette en bois d’un autre siècle. Les vendeurs ambulants dans les trains ou les stations des bus, c’est tout une histoire d’amour. Ils ont parfois des concepts tellement originaux. On adorent, surtout quand nos estomac se creusent. On a eu de belles et mauvaises surprises. Tout est possible, vraiment. En Azerbaidjan, des hommes se baladent avec des vraies présentoirs à roulettes pour vendre des lunettes de soleil (comme chez un opticien), juste avant de prendre un bus. Ca peut toujours etre utile… On ne continue pas la liste, elle est bien trop longue. Bref, à notre arrivée à Gyumri, nous sommes acceuillis chez l’habitant. Encore une belle soirée. Le lendemain nous partons découvrir les ghettos des rescapés du tremblement de terre qui a fait plus de 50 000 morts dans cette petite ville. Même si c’était en 1988, la situation n’a pas vraiment changé. Ils vivent encore dans ces containers aménagés ou baraques de fortune. Nous avons été invitè dans l’une d’entre elles pour boire le café. Il était bon, certes, mais les conditions de vie ne l’étaient pas.

imageAvant de partir pour la Géorgie, nous tentons de faire des randonnées dans le Nord-Est mais la métèo était peu clémente… Pour notre dernier jour, nous marcherons des heures et ferons les équilibristes sur ces pistes de boues. Fin Mai, nous sommes donc en Géorgie avec un beau tampon sur notre passeport mais pas de moyen de transport pour rejoindre Tbilissi, la capitale. Nous avions en effet rapidement sauté dans un matshutka le matin même mais il ne faisait que déposer les passagers aux postes frontières. La plupart des voyageurs avaient déjà préparés leur transport mais nous, organisés comme nous sommes, nous avons rien. On se résigne donc à faire du stop, sans succès. Mais aprés 30mn, on se retrouve dans un camion. On ne dirait pas mais les routiers sont quand meme bien perchés là-haut. Nous aurons une vue panoramique pendant les trois prochaines heures avant que le chauffeur nous largue au bord de la route avant de rentrer dans la ville. On est ou ? On va ou ? On n’a pas de Lari (monnaie locale)… Solution: sauter dans le premier bus public qui ira, on l’espere, dans le centre-ville. Aprés tout, tous les chemins ménent a Rome non ? Arrivée à la station de bus, on sors pour retirer ces fameux Lari et payer notre transport mais le chauffeur nous invite.

Notre entrée dans la capitale nous a fait rapidement penser à Budapest, la ville natale d’Agota. Entre ses édifices majestueux (en l’occurence ici un monastére de plus de 80m de haut) sur la colline et en face de l’autre côté du fleuve, le vieux centre-ville. C’est l’enchantement total! Cette capitale restera l’une des plus belles de tout notre voyage, meme mieux que Yerevan oui mais pas mieux que Budapest tout de même. Nous y reviendrons d’ailleurs 3 fois pour récupèrer nos visas Azéri qui étaient sans cesse reporter à X jours. Et le jour ultime, l’officier ne voulait pas rendre le passeport à Quentin. imageIl pensait que c’était une autre personne avec ses cheveux longs, sa barbe. Depuis notre départ tout le monde pense qu’il est Israelien (70% du temps), Mexicain, Brésilien, Turkménistanais… Jamais Francais, a part quand il commence à parler. 5mn plus tard, nous avons notre sesame. Bref, entre ses multiples retours, nous sommes donc partis une semaine et demie en direction de la Mer Noire à Batumi et faire nos premiéres randonnées dans le Caucasse. Puis une autre semaine dans le Nord pour faire d’autre randonnées dans le Caucasse, encore et toujours. La derniére se fera dans la région du Kazbegi où nous avons repoussé nos limites.

Sur notre carte, nous voyons un camp de base au pied du Mont Kazbek (5000m). Pourquoi pas y aller ? Les guides et les autres voyageurs que nous avons croisé nous signalent que l’ascencion dure 7h, qu’il y a beaucoup de neige et que les chambres au camp de base sont rudimentaires. Nous louons donc deux gros sacs de couchage de 3.5kg chacun qui pendront des deux côtés de notre tout petit sac à dos (nous laisserons nos sacs de voyage en caution car nous n’avions pas nos passeports), des chaussures imperméables et gêtres puisque pour rejoindre le camp nous devrons traverser un glacier. Ne vous imaginez pas un glacier comme dans les films d’alpinisme. Il est recouvert de neige de tout manière mais on a quand meme eu notre dose de sensation forte avec quelques crevasses et le son des avalanches au bord du glacier. Après 4h de marche, nous estimons que nous sommes à mi-parcours. Mais le plus dure reste à venir. Un brouillard épais s’installe confortablement pendant de longues heures sur notre route. Nous ne voyions pas plus loin que 5m et marchions à pas de fourmi sur le flanc de la montagne. Ce paradis tout blanc se transformera vite en cauchemar. Tout d’abord, la glissage d’Agota entre deux flancs sur 25m nous donnera des frissons dans le dos. Chaque heure, nous pensions arriver au camp mais nous avions tort. Nous étions trop lent. Nous mettrons plus de 3h pour couvrir les derniers 2km. La neige bien fraiche et poudreuse nous montait jusqu’aux genoux, voir cuisses parfois. L’ascension est interminable. Entre deux trois rayons de soleil et quand le vent nous le permettait, nous voyons notre camp de base qui ne semblait pas se rapprocher au fur et à mesure de nos pas de mammouth. Et le manque d’oxygène commencait à se faire sentir. La fatigue physique et mentale se fait grandement ressentir également.image

En même temps, c’etait pas vraiment futé de partir ainsi sans vêtements techniques (ils font la différence, croyez-nous) et entrainements. Le manque de sport sur la route (pas facile quand on voyage de faire du sport) nous aura coûté cher, encore. Mais nous étions plus proche de l’arrivée, que le départ, et puis nous avons le principale: bonne santé, chaussures et une bonne grosse envie d’en terminer rapidement. Nous n’avons pas mis 4h supplémentaire de marche mais 7h, soit 11h pour atteindre ce ****** de camp de base! Littéralement exténués, nous nous ecrasons comme des larves à coté du feu dans la piece commune et les guides, qui ont vite compris ce qu’on venait d’endurer vue notre tête, prennaient soin de nous. Une, deux, trois,… sept shots de vodka fait maison pour se remettre sur pied sur des fonds de chant Georgien à la guitare. Ca fait du bien! Dans cette vieille station meteo soviet reamenagé en camp de base, aucun “touriste” que des professionnels ou amateurs d’alpinisme qui veulent tous monter sur le toit du Kazbek. Nous sommes les seuls jeunes, seul couple et Agota la seule femme qui sommes venus dire coucou là-haut comme des bons vieux touristes. On n’est pas peu fiers. Á 21h, apres un fort leger repas, notre lit nous appelle pour reprendre des forces avant de rebrousser chemin le lendemain. Pas facile de s’endormir avec toutes ses histoires de disparus qui ont tenté le pic du Mont Kazbek ou tenté de rejoindre ce camp au mauvais moment aux mauvaises heures… Triste réalité! Le lendemain, nous sommes sur nos gardes et profitons des vues que nous offre, enfin, le Caucasse. Nous mettrons 6h pour redescendre mais moins de 15minutes pour dévorer d’énormes plats de kachapuri, salades, biéres, etc.

Aprés cette aventure, nous faisons un stop dans la region du Svaneti, fort reputé pour ces vins traditionnels. La Géorgie est une des plus vieilles nations productrices de vin au monde, voir peut-être même son berceau. Les premiéres traces de viticultures remontent à 8000ans avec des modes de production en kveri (grand jarre sous terre). Nous serons donc bien restés d’avantage dans ce pays qui nous a tant plus, mais l’horloge tourne. Margaux, la soeur de Quentin nous rejoint dans moins de 20h à 600km. Il est temps de prendre notre train couchette pour arriver au petit matin dans notre dernier pays du Caucasse, l’Azerbaidjan.

À Baku, la capitale, nous récupérons notre colis de Lille :) Nous allons rien changer à notre maniére de voyager avec elle. Perdre un jour dans les transports pour multiples raisons, érrer des heures ici et là (surtout au marché) pour passer du temps avec les locaux, manger un pauvre epis de mais et un paquet de chips pour repas, prendre les transports en commun en se serrant les uns sur les autres, marcher 1h avec son sac à dos pour rejoindre une auberge au lieu de prendre un taxi afin de garder la forme et surveiller notre budget, dormir chez l’habitant, etc… c’est ça notre vie depuis 9mois. Ca sera la seule personne qui aura compris notre quotidien de routards, ce que nous avons vécu et comment. C’est la seule qui peut comprendre réellement ce que veut dire “tcheu tcheu ?” et tout ce qui en suit. Paranthése philosophie de voyage terminé. Donc qu’avons nous fait à Baku ? Pas grand chose. Se laisse aller dans la ville, fumer une chicha dans un café local en jouant aux cartes pour rattraper le temps perdu, passer une soirée avec des amis Azéris de Margaux pour en apprendre plus sur ce pays dont on entend jamais parlé avec ses habitants si honnêtes et de bons coeurs!

Nous serons restés juste une journée à la capitale afin de consacrer notre temps dans la campagne. Baki, comme les locaux l’appellent, est une ville très cosmopolite (son histoire avec l’or noir et ses deux voisins qui se l’arrachait en ont fait ainsi). Elle change à vitesse grand V comme on peut en être témoin du haut de la mythique Maiden Towers qui offre une vue à 360degrés entre la ville et la côte. D’un coté, on peut apercevoir un centre-ville élégant où ses vieux bâtiments de l’Union soviétique accueillent au rez de chaussée des boutiques de luxe. Il a d’ailleurs accueilli une course de F1 fin Juin quand nous y étions. De l’autre côté, le magnifique vieux centre-ville quant à lui enfermé par ces murs de forteresse d’une autre époque surveillé par ce trio de tours de verres dansantes de 180m, appelés “Tours de feu” pour faire référence au pays. Nous sommes sur les “terres de feu”. Derrière, nous pouvons encore apercevoir les vieux ports, au loin des puits de pétrole ou off-shore alors que se développent le long de la corniche des centres commerciaux dont les formes de l’un d’entre eux nous ont fait rapidement pensé aux théâtre de Sydney.

Plus tard, nous profiterons des vertus d’une charmante petite ville Azéri dans le Nord du pays, Seki. Nous marchons au pied des montagnes pour admirer les couchers de soleil quand les bergers viennent abreuver leurs troupeaux. Ou encore jouer aux OK avec les locaux dans un café de derriére les fagots, faire nos courses aux marchés pour savourer toutes ses herbes si fortes et fraiches, chercher son fromage de brebis, pain frais, etc que nous ne pouvons pas toujours retrouver dans des restaurants qui offrent principalement des plats à base de viandes et/ou beaucoup d’huile! Mais nous avons été surpris par ce dolgroma, soupe froide d’herbes dont nous avons envoyé la recette à nos donateurs pour récompense suite à la campagne de financement participatif l’an dernier! Mais ce n’était qu’un début, une mise en jambe pour Margaux. Nous lui réservions une petite surprise aprés.imageIl existe, au pied des montagnes du Caucasse, encore des petits villages de quelques centaines d’habitants qui vivent en autarcie. Leur mode de vie Moyen-Ageux comparé au reste du pays en fait une région fort fier de ses valeurs et traditions. Aprés 2h de route en partant d’une toute petite ville du Nord-Est du pays, nous arrivons enfin dans ce village dont nous vous dévoilerons pas le nom. Ici, on parle un dialect Azéris et c’est tout. Avec notre petit livre de conversation offert par l’office de tourisme de Seki, on entame une conversation avec quelques gaillards qui regardent leur montres tournaient en fumant leurs cigarettes avec leur chaï (thé) bouillant à la main en face du seul “magasin” du village.  Avec le language des signes et des beaux dessins, nous cherchons un logement chez l’habitant pour 3 nuits. 30mn plus tard, on pense s’être fait comprendre puisque notre acolyte Raouf qui répète sans cesse “no problem” et son cousin nous acceuillent chez eux. Cette décision aura été l’une des plus gratifiantes de notre voyage. Ces 3 jours chez l’habitant Ô combien riche en rencontre et découverte resterons à jamais gravés dans nos mémoires. C’était le meilleur home-stay de tout le voyage.image

imageSitué à plus de 2200m d’altitude au coeur d’une chaine de montagne, entourées de maison bien baricadées en bois, toles et pierres, on compte un magasin, une mosque, une ecole et une salle de jeux/fêtes. Mais comment résumer nos journées alors que nous vivions au ralenti si ce n’est que de se ballader dans le village, jouer avec les enfants, dormir, manger, boire comme des rois, se laver dans une bassine utilisé pour faire le fromage, rentrer les moutons, traire les vaches, etc. Les photos de notre album ci-dessous parlent d’elles-mêmes!

Les nuits suivantes auront été moins confortable. L’une se fera sur les banquettes de l’aéroport de Baku puisque notre trio devait se séparer à 5h du matin et il était impossible de trouver une logement abordable pendant la course de F1, la deuxiéme sur des cartons de Pizza hut et Costa coffee pour nous protéger du marbre froid de l’aéroport de Dubai en attendant notre check-in 10heures plus tard. La troisiéme, c’était sous une moustiquaire dans un motel au pied d’un marché de menuisiers qui construisaient des lits toute la nuit. C’était à Kampala, la capitale de l’Ouganda.

La suite à notre retour en Europe. Aujourd’hui, il nous reste 3 semaines. Le compte à rebours est lancé.

Agota et Quentin

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Carnet de routes n°8 – Iran

“Cher client, votre vol pour Téhéran a été annulé”. Que demander de mieux! Nous étions encore en attente des résultats de la biopsie de Quentin. Ces deux jours supplémentaires à Abu Dhabi vont nous permettre enfin de savoir ce qui se cache derriére ce virus Indien aprés deux semaines et demie de test. Et oui, l’Inde encore, on l’aime et on la déteste vous vous rappelez ?
C’est au final le 13 Avril que nous mettons les pieds en Iran, sans visa. Impossible de le faire aux Emirats Arabes Unis étant non-résidents. Mais pas de panique, l’Iran c’est un pays qui s’ouvre et qui sans probléme nous délivre le visa à l’aéroport. Pas besoin de le faire “obligatoirement” avant comme le recommandent les ambassades en Europe. Vous le saurez pour votre prochain séjour!
À peine sortie de l’aéroport de Téhèran que nous avons l’impression d’être en France dans les années 90. Il pleut, fait froid et il y a que des vieilles Peugeot 309 et Renault 19. On y restera quelques jours pour voir des amies, découvrir les palaces des Shahs ou encore se balader dans le bazaar où plus de 600.000 personnes y passent par jour. Le Bazaar en Iran, c’est comme nos “centres commerciaux/supermarchés” en Europe! C’est un centre de vie important. La route de la soie en a fait ainsi. Ils représent  8% du PIB.
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Les deux semaines suivantes seront riches en patrimoine culturel mais aussi en rencontres. L’empire Perse nous dévoilera tout d’abord son charme au coeur de l’Iran. Des petites villes comme Kashan ou une ville-oasis au milieu du désert comme Yazd, en passant par le hub artistique à Isfahan, nous serons bluffés par ses hammans, timches (hall), mosquées aussi hypnotisantes les unes que les autres, etc.
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Ou encore des bazaars de plus de 800ans encore plein de vie où les vendeurs de tapis Perses nous font le plaisir de montrer leurs piéces telles des oeuvres d’art qui peuvent coûter parfois jusqu’à des centaines de milliers d’euros…
Puis, nous en apprendrons davantage sur la culture Perse et le mode de vie de ses habitants grâce à tous ces Iraniens qui nous ont accueillit comme des frères et soeurs. Tout commencera à Kashan où un vieil homme nous saute dessus avec son vélo:
- Hey you! Where are you from ?
- Hungary and France
- oh oh Welcome in Kashan, my city! i love tourist. I want to help them. It is my duty. What do you want ?
- Thanks sir. Well, do you know a good kebab place ?
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Et voila qui nous ramène dans un petit shop de 6m2 où un gaillard nous a cuisiné le meilleur kebab d’Iran. Il nous offre le repas, nous donne pleins de conseils puis reprends sa route 1h plus tard comme si de rien n’était. Des rencontres et moments comme ca, il y en aura pleins d’autres…
Omid, on l’a rencontré à la mosquée Agha Bozorg de Kashan. Il prendra toute une journée et n’ira même pas à son travail une matinée pour nous montrer sa ville, son quartier, sa mosquée, sa religion, partager ses idées, sa vision de l’Islam, l’Iran, l’Europe, etc.
Hamid, on lui avait demandé notre chemin. 5 minutes plus tard, nous avions son numéro et le lendemain nous nous reverrons pour pique-niquer “à l’Iranienne” avec sa femme. Ils nous feront également découvrir Isfahan et ses alentours le temps d’une soirée!
Mostafa et son invitation surprenante. Il rencontre Agota dans notre guesthouse et lui demande d’où est-ce qu’elle vient. La réponse “Hongrie” lui parut si exotique qu’il nous invite sur le champ à venir chez lui! Encore une belle soirée!
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Et tous les autres qui nous ont invité pour un thé, un repas (celui cuisiné par leurs méres bien sûr héhé) ou dormir chez eux. Quel bonheur de se frotter au plus prés de la culture Iranienne. Même si parfois, faut avouer… c’est trop. Toute cette génèrosité et hospitalité pour savoir ce qu’on pense de l’Iran, pourquoi, etc. Ceux sont des échanges intéréssant mais c’est sans fond. Ces discussions et invitations ici et là pour constamment essayer d’améliorer l’image de l’Iran sont ennuyantes aprés 4 semaines. Ils sont convaincus que nous voyons l’Iran comme un pays extrêmement dangereux, en guerre et difficile. Ils veulent donc un peu arondir les bords. Cette vision, il semblerait que nous sommes pas les seuls à y penser. Loin de là. Et puis, l’importance qu’occupe la religion au sein du gouvernement est palpable… Leur politique a des impacts non négligeables sur la vie quotidienne des Iraniens, et touristes. Bref, l’Iran c’est un pays pleins de contrastes.
Pour découvrir une autre facette de ce pays, nous sortons donc des sentiers battus pour le Nord-Ouest pour faire un trek, longer la Mer Caspienne et laisser le temps couler dans les petites villes et villages Iraniens.
Nous sommes plus que prêt pour entamer ces deux dernières semaines en Iran puisque nous avons eu la chance d’être remis sur pied et nettoyé comme jamais dans notre vie, à Yazd, dans un trés vieil hamman. Ali et sa fille nous masserons et laverons le corps à même le sol pendant 1h. Agota aura même eu le privilège, dans sa petite pièce privée de 5m2, d’être lavé nue… tout comme la masseuse!
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Aprés 12h de train, 4h de sieste sur un banc et 3h de route, nous arrivons enfin à Razor Khan. Dans ce petit village, nous ferons du baby-sitting avec le petit Amir Hossein de la manager, cuisinerons avec elle, mangerons du miel sortie tout droit des ruches, et partirons pour un trek de 2jours rejoindre la belle-famille de notre guide Ali. Des paysages digne d’une carte postale de Suisse (sans les lacs). Nous ne sommes plus en Iran pendant ce court séjour dans les montagnes d’Elbrourz. Nous profiterons uniquement de la vue le lendemain car notre premiére journée se fera sous la pluie, boue et brouillard. On arrive dans ce village et ses quelques baraques de fortunes trempés, épuisés. Nous reprenons des forces avec des délicieuses brochettes du gibier shooté le matin même. On se demande comment ce petit homme trapu a pu ramener cette carcasse d’aussi loin. Cette viande grillés sur les cendres, fromage des chévres qui bêlent dans l’arriére-cour… On ne peut pas faire plus locale comme repas!
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Fin Mai, nous reprenons la route pour longer la Mer Caspienne. Les plages sont “superbe” comme disent beaucoup d’Iraniens. En faite, elles sont grises/noires et les voitures peuvent y circuler. Dans le Sud, les plages sont mieux. Tant pis pour nous, on se rattrape en jouant au backgammon avec un bon qijab (shisha Iranienne) dans le petit café du port et préparons notre route pour les pays du Caucase qui nous attendent.

Agota & Quentin

 

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Carnet de routes n°7 – De l’Himalaya au Wahiba desert

Après notre semaine de yoga, lecture et découverte de la région avec la légendaire Royal Enfield (moto Indienne), nous partons enfin à la conquête des Himalayas. Nous commencons par une journée de route pour arriver à Auli. C’est avec deux guides, 4 autres trekkeurs et 4 chevaux que nous marcherons les 4 prochains jours pour atteindre le pic Pangarchula.

Le premier soir nous campons à 2500m sur une plaine encore verdoyante mais le lendemain matin, surprise, elle a disparu sous les cm et cm de neige qui sont tombés toute la nuit. Changement d’ambiance. Le paysage est à couper le souffle et l’aventure commence pour de bon. En effet, ce paradis tombé du ciel rend la tache bien plus difficle. Nous marcherons les prochains jours avec de la neige jusqu’a mi-cuisse ralentissant notre cadence. Et nos pauvres matelas ne suffiront pas à nous protéger des nuits à -5 degré sur la neige.
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Notre première victoire sera celle du pic de Kuari Pass à 3800m. Nous l’atteindrons ensemble et rentrons fêter ça avec des nouilles nature et du thé au camp de base. Le lendemain, nous sommes plus que 3 trekkeurs. Les conditions météo et le manque d’acclimatisation (+3000m de dénivelé en 3 jours) mettent nos corps à rude épreuve. Quentin partira avec Raul, Greg et deux guides pour atteindre le pic à 4500m. À partir de 4000m, le manque d’oxygéne et les maux de tête se font ressentir rapidement et l’état dans lequel nous avons commencé le trek n’arrange pas les choses. Les deux derniéres heures n’ont pas été facile mais comme tout le monde, le mental était présent. Quel bonheur d’arriver en haut et de laisser les Himalayas dévoiler leur charme. Au retour, difficile de parler notamment pour Quentin, le manque d’air se fera ressentir jusqu’au lendemain matin mais les etoiles dans les yeux que nous aurons offert ce trek resterons bien plus longtemps.
Le 13 Mars, nous partons de l’Inde, enfin! Après 2.5 mois de voyage dans ce pays qui ne s’explique pas, vraiment. C’est une aventure à forte dimension humaine, culturelle et culinaire. On reviendra à vous dire simplement, comme beaucoup d’autres voyageurs rencontrés sur la route que “L’Inde, tu l’adores et tu la déteste”. Mais tous, souhaitent y retourner…
Quelques heures plus tard, nous sommes sur un autre continent: le Moyen-Orient. On commence par la péninsule Arabique avec le Sultanat d’Oman. Á Mascate, la capitale, nous laissons un de nos bagages à l’aéroport pour voyager léger car nous allons camper les deux prochaines semaines.
En effet, voyager à Oman est compliqué et cher. Une nuit d’hôtel/auberge coûte deux fois plus chére que notre budget journalier à 2 (tout compris). On a lu sur le site du Lonely Planet que “Oman n’était pas du tout une destination pour les backpackers”. Les transports en commun sont quasi inexistants ou extrêmement couteux (taxi ou location de voiture) mais nous avions vraiment envie de découvrir ce pays! Rien est impossible! On a donc acheté une tente et tous le matos qu’on laissera plus tard à Abu Dhabi chez les parents d’Agota. Et avec nos jambes et notre pouce on devrait reussir à avancer, Inch’Allah. Pour information, Oman est une destination phare dans la région pour faire du camping sauvage. La plupart des touristes optent pour l’option 4×4 + tente pour profiter au maximum de cet espace de liberté grand comme la Pologne.
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On se rappellera particulièrement de notre nuit dans le désert. Après avoir fait un peu de stop, les premières dunes se dessinent à l’horizon. On nous dépose au village voisin et commencons à marcher pendant 2h à travers ses dunes qui ne cessent d’être plus grandes les unes que les autres. Arrivés en haut, on continue notre route jusqu’à être totalement coupés de tous signe de civilisation afin de s’immerger comme on peut dans cette “vie de Bédouin” l’espace de nuit. Autour de nous, il y a un rien. Juste un océan de sable et un le sifflement du vent chaud qui coupe ces immenses dunes de sables. On met la tente et commencons à cuisiner notre repas spécial camping: moutabal ou humus en apéro, puis conserve de lentilles d’Arabie Saoudite pour plat principal. Mais le vent commence à se lever, le sable nous attaque de tous les côtés et l’horizon se trouble. On veut pas y croire mais nous avons bien l’impression qu’une tempête de sable arrive droit sur nous. On remballe tout et sautons dans la tente en attendant que ca passe. 30mn plus tard, on sors. Le calme. Pas un bruit et une superbe pleine lune qui éclaire notre nouvel habitat. Pas beaucoup de changement mais toutes les dunes ont une forme différente, impossible de retrouver nos empreinte sur le sable et notre tente est remplie de sable (super nuit!).
Trois autres nuits seront aussi inscrites dans les annales et les registres de police. Les deux premiéres se passent bien dans les Wadis. C’est une petite riviére dans les canyons qui peut sortir de son nid en quelques heures lors de grosses averses et faire des ravages sur les villages voisins, mais à part ca c’est magnifique! Le soir, quand les autres touristes ont fini leurs baignades, nous sommes seuls. Nous avons l’impression d’être perdu au bon milieu d’un grand canyon. Magnifique!
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Et pour la dernière nuit, nous étions pas loin du centre-ville et avons campé au mauvais endroit malgré l’accord du propriétaire. La police nous emmène pour un interrogatoire mais nous relâche trois heures plus tard et nous paye l’hôtel! Un léger malentendu puis ils nous disent “Omani police take good care of tourist”. On tente de refuser l’invitation mais impossible de changer leurs avis. Nous profiterons d’avoir une douche,OLYMPUS DIGITAL CAMERA une vraie, et savourons les dates Sakuri d’Arabie Saoudite que nous avons acheter le matin même au splendide souk de Nizwa. Elles étaient vraiment à se taper le *** par terre! Les plus bonnes que nous ayons goutés de notre vie!
L’hospitalité Omainaise, on la rencontrera tous le long de notre voyage. Ces gens ont le coeur sur la main et toujours prêt à aider. L’une des plus belles rencontres se fera à Sur, sur la côte à 170km de Mascate. Nous faisons la connaissance d’Ali et son ami Mubarrak. On peut dire que ce professeur de mathématique et ce businessman savent recevoir des invités. Comme le veut la tradition Bédouine pour les Omanais, il faut nourir/loger/divertir pendant trois jours minimum le dernier voyageur arrivé à l’oasis. Fidèle et fier de leurs racines, ils s’en feront tout autant. Pendant trois jours, ils vont nous faire découvrir leur ville comme personne d’autre! Ils ne veulent surtout pas qu’on s’ennuie dans leur petite ville de 70 000 habitants et son petit marché au poisson et de dows (bateaux traditionnel). On passera des heures et des heures dans leurs voitures à déambuler dans les rues tels des gangsters à parler de tout et rien. La voiture, c’est leur deuxieme maison. On saute de teashop en teashop entre des plongées en mer (dont une où nous verrons des os de requin juste avant de se baigner…rassurant?) visite de villages, découverte de la plage aux tortues ou tout simplement se poser sur les collines de la ville ou sur la plage à deguster du thon ou kingfisher fraichement pêché il y a quelques heures. OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les Omanais sont également très très fiers de leur pays. Ce sont “Les vrais Arabe d’Arabie” comme ils disent. On aura beaucoup appris sur leur mode vie, que ce soit celui d’aujourd’hui comme celui des bédouins il y a seulement quelques dizaines d’années. On aura également élargi nos connaissances sur l’Islam, surtout grâce à Hafid, un volontaire du centre d’information islamique de la mosquée du Sultan Qaboos. Une merveille! Lui et ses confréres donnent de leur temps aux touristes pour approfondir leurs connaissances sur l’Islam, ses différences et similitudes avec les autres religions. Ils ont un tas d’outils, livres et fascicules – financé par le Sultan – pour aider les touristes à comprendre leur religion et démystifier les préjugés que les médias peuvent véhiculer parfois. Belle initiative!OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Sinon, pour le côté fun, voilà trois anecdotes qui nous font rire à Oman:
- les transports en commun (mini-bus partagé) se trouve sur l’autoroute ou en sortie. Heureusement, c’est pas très compliqué pour les arrêter mais il faut mieux avoir l’oeil (90%des voitures sont blanches) et pas avoir peur d’être sur une bande d’arrêt d’urgence qui ressemble à un pauvre trottoir d’1m de large.
- tous les cafés sans exception se nomme tous de la meme façon: “coffee shop”

– Aucun Omanais sort de sa voiture pour commander son thé. Un klaxon, un geste de la main et c’est réglé. D’ailleurs, leur thé vert avec du zataar (épices arabes) et de la cardamon est excellent!

Agota et Quentin

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Carnet de routes n°6 – “Incredible India”

Le 29 Décembre vers 20h, nous arrivons à Kolkatta Airport et embarquons dans la mythique “ambassadeur”, voiture des politiciens et bureaucrates Indiens des années 60 reconvertie en taxi. Sur la route, nous sommes vite emballés par ce défilé nocturne d’oeuvres d’art à quatres roues. Les motifs, signes et lettres peints à la main sur ces taxis, camions, rickshaws et bus datant d’un autre siècle sont hypnotisants!

Le lendemain, nous découvrons cette ville pleine de vie avec ses 17 millions d’habitants. Il y a constamment quelque chose à regarder, entendre, sentir et goûter. Les klaxons des bus dignes des sonneries d’un nokia 3310 qui perce le tympan, les habits traditionnels si colorés et captivants, la police et style des enseignes de magazines ou affiches aussi belles que des oeuvres de street-art Parisien, les stands de chaïwallahs qui proposent encore du thé dans des petits pots de terre cuite de 5cl, les personnes âgées qui poussent encore des rikshaws, les street-foods qui proposent des saveurs si riche et intense dont nous ignorions encore l’existence, les chiens érrants qui se battent pour manger ou dormir dans une poubelle, les bouchers qui tranchent aveuglement le cou des poulets avec leur vieille fourche, etc. Difficile de décrire l’Inde, honnêtement. C’est un pays qui se sent, qui se vit!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mais pour le nouvel an, c’était tout le contraire. Il n’y a rien à “sentir” ou “vivre” du tout! Les hindous ne suivent évidemment pas le calendrier Géorgien mais fête quand même 2016 en marchant le long d’une rue avec les décorations de Noël tout en regardant le traffic et c’est tout. Les rues sont bondées de monde mais il n’y a pas de décompte, pas de cris, pas d’accolades. On se souhaite limite “Bonne année” à deux dans le silence…

Notre semaine à Kolkatta sera rythmé par la rencontre avec notre partenaire de micro-finance STEP, les pièces de théatres*, concerts, cinéma bollywoodiens*, galeries d’art et musées. On se plonge comme on peut dans cette culture si riche. En même temps, nous sommes au bon endroit! Le Bengale est une région réputée pour son histoire, son patrimoine et sa fibre artistique. Nous en profiterons encore a Malda, petite ville musulmane à la frontière Bangladeshi; et Shantiniketan, ville où le célèbre poéte Rabindranath Tagore, premier prix Nobel de la Litterrature en Inde, a crée une université en 1921 pour que l’Inde s’ouvre au monde. Nous arrêterons notre séjour Bengali à Darjeeling, aux portes de l’Himalaya. OLYMPUS DIGITAL CAMERACes plantations de thés mondialement connues, sa forte influence Tibétaine, sa culture et son institut sur l’Himalaya, sa cuisine, sa splendide vue sur le troisieme pic le plus haut du monde (Kanchenjunga – 8586metre). Nous avons aussi découvert que le premier dictionnaire et livre de grammaire Anglais-Tibétain avait été créer par un Hongrois, Alexander Csoma de Koros et que l’isolation, cette belle invention, nous manquait quand il faisait -20degrés la nuit.

*C’était en Hindi. Heureusement, les talents de comédiens/danseurs/chanteurs des Indiens nous ont permis de suivre… Regardez la bande annonce de “Hawaizaada” ou “Dilwale”, vous ne serez pas déçus.

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Nous repartons le 18 Janvier pour Gaya en train de nuit. À chaque arrêt, les vendeurs ambulants se mettent à marcher et crier le long des couloirs proposant tout et n’importe quoi. Mais le plus surprenant sont ces street food ambulantphotos fait à base de conserves et bidons d’huile, ou encore les massages. Quentin n’a pas pu resister. Le veille homme rigole à l’idée de masser un blanc avec une touffe de cheveux pareille . Il commence par l’asperger d’un liquide d’un vert foncé douteux puis masse ou plutôt frictionne sa tête tel un chien grattant son oreille avec sa pâte avant d’attaquer ses bras, doigts et dos avec ses techniques de relaxation ancestrales et bordéliques.

On se réveille quelques heures plus tard en sursaut quand on voit que notre train ne s’arrête pas à notre station… Une série de question s’enchaine par la suite, comme tout le long de notre voyage en Inde. Pourquoi devons-nous sortir à une station lambda à 4h du matin à moitie-endormie, prendre un tuk-tuk pour rejoindre une autre gare 20km plus loin afin de sauter dans un autre train in-extremis dans le wagon marchandise de la classe generale*? Pourquoi les trains ont entre 2h et 6h de retard en moyenne ? Et si on rapporte ça à la vie courante: Pourquoi on peut recevoir un ventilateur gratuit quand on achète une TV ? Pourquoi des hommes pissent a genoux dans les rues ? Pourquoi tu peux te peser dans un fort ? Pourquoi il y a un décapsuleur au milieu de la porte de salle de bain ? Pourquoi tant de choses… Notre réponse, il y en a pas. Juste “C’est l’Inde”.

*C’est la classe où les Indiens laissent les portes du wagons grandes ouvertes pour se suspendre et s’entasser dehors; où tu t’écrases littéralement les uns contre les autres; où l’odeur des toilettes vient te piquer le nez tout le long du voyage pendant 5heures debout ; où tes souvenirs du métro Parisien à 8h en semaine sont doux et chaleureux.

Puis, c’est à Varanasi, cette ville sainte Hindoux où nous ferons un stop de deux joursphoto 1. Ou finalement deux semaines. Quelques jours cloués au lit (malade) et 1 semaine et demie de volontariat nous aurons bien occupé. On a enseigné et aidé aux développement d’un centre éducatif pour les enfants démunis et leur programme pour l’émancipation des femmes. Le systeme éducatif Indien est trés different du notre. Le matin, c’est une heure de yoga; si on termine en avance un cours de mathematiques la maitresse balance son portable au milieu de la salle et tout le monde danse. Plus libres et creatives, l’Inde nous aura encore surpris! Nous aurons aussi la chance de fêter avec eux le jour de la République où les enfants chantent des vieux poemes, hurlent en coeur “Mahatma Gandi, Indira Nehru,..” et dansent sur du Bollywood. Merci encore à Money, Prem, Ritu, Sannita pour leur accueil et joie de vivre !

A Varanasi, nous nous réveillons et couchons avec les chants des céremonies le long du Gange ou les mariages dans les rues. Les fameuses ghats sont un espace de vie unique au monde dont les délires architecturaux lui permettent d’être qualifié à la fois comme un quai, un espace public, des marches, un quartier, etc. L’énergie qui se dégage ici entre la vie, la mort et les divinités hindoux est palpable! Entre les enfants qui jouent au cricket à côtés des vaches, les babas en quête de spiritualite divine qui méditent pendant des heures et des heures, les corps des pélerins qui brulent, les rituels familiaux sur les marches en fin de soirée…

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Le 5 Février, on fonce a New Delhi pour récupérer la famille de Quentin. Nous traverserons le Rajashtan ensemble pendant 10jours. L’une des plus belles régions de l’Inde! Malheureusement, Agota passera une partie du séjour à l’hôpital (la nourriture Indienne ne l’aura pas épargné… mais elle va mieux maintenant). Entre-temps, Quentin a fait un skype avec les étudiants de la Faculté Libre des Sciences Économiques et Gestion dans le cadre de leurs cours de micro-finance pour répondre à leurs questions. Un échange  très intéressant!

Nous avons repris la route fin Fevrier direction l’Uttarakhand. Une région plus montagneuse où nous laisserons le temps couler un peu. Agota fera du yoga deux fois par jour dans un Asram au lever et coucher du soleil; puis nous reprendrons la lecture, l’écriture et la préparation de deux challenges pour le mois de Mars: l’ascension d’un pic de l’Himalaya à 4700m puis camping sauvage pendant 15jours à Oman.

Bonne semaine à tous,
Agota et Quentin

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